Avant de vous présenter ce que j’appelle mes « sculptures sur chaises », je tenais à vous faire part de ma réponse à une question qui m’est souvent posée à leur sujet:


Si vous avez d’autres questions à me poser, j’y répondrai avec grand plaisir.
Les Musées, pour moi, sont des lieux générateurs d’émotions esthétiques mais il m’arrive d’y être distraite par la présence du gardien et c’est le sujet de ce petit poème simple comme un bonjour !
Illustration du poème: « Le Gardien de Musée »

Debout, l’air absent, transparent.
Personne ne le voit
Personne ne lui parle
Il est comme un zombie.
Mains derrière le dos, dans son costume sombre,
Il arpente l’espace, comme préoccupé
Et prêt à nous crier qu’il ne faut pas toucher !
Lorsqu’il est fatigué de rester là, planté,
Alors il se rassoit, dans un coin, sur sa chaise.
Il voudrait exister, nous parler, raconter,
Dire ce qu’il connaît des œuvres du Musée.
L’extrême solitude qu’il me semble éprouver
M’empêche malgré moi de vraiment profiter.
J’ai toujours eu envie d’aller le rassurer
Lui dire que nous sommes tellement absorbés
Par toutes ces beautés sur les murs accrochées
Qu’on en oublie la vie près de nous, à côté !
J’ai toujours eu pitié des gardiens de musées.
CLAUDIE BASTIDE
Extrait des « Pensées poétiques au fil d’un œuvre »
Et vous quel est votre ressenti dans un musée, avez-vous eu des expériences humaines ou simplement des pensées refoulées ?
Le temps et mon rapport au temps sont une constante dans mes créations que j’exprime soit sous forme de sculptures sur chaises soit dans ma démarche picturale.
Je vais vous parler aujourd’hui de l’indomptable, de l’insaisissable, de l’inexplicable, j’ai nommé ce que j’appelle « l’Instemps ».
L’instemps
On dit qu’il passe
On dit qu’il court
Les temps anciens
Les temps futurs
Mais que dire de l’instant ?
Le temps de le dire et il n’est plus !
C’est pourtant lui que nous vivons
Il pourrait être l’étalon de chacun.
Mais chacun le vit à un rythme différent à chaque instant !
…le temps m’obsède, l’instemps aussi…
Et si le temps n’existait pas ?
Et si l’infini était la négation même du temps ?
Le temps ne serait alors que l’expression de notre finitude…
Histoire de se situer dans l’espace,
de se créer des certitudes…
Je peins pour fixer et immobiliser l’« instemps »
Quelle prouesse !
Quelle détresse !
…
Je perds mon temps ?
Claudie Bastide
Extrait des « Pensées poétiques au fil d’un œuvre »

C’est mon témoignage d’artiste aujourd’hui que je vais vous livrer. Cette difficulté que j’éprouve parfois à « entrer » dans ma peinture alors qu’un besoin vital me pousse à le faire.
Si vous peignez du figuratif, vous avez déjà en tête l’image plus ou moins précise de ce que vous allez peindre.
En revanche dans l’expression de l’abstrait, vous devez extirper des formes, des couleurs qui reflètent votre état d’âme. C’est à cela que j’attribue cette difficulté que je partage avec vous . extrait des » Pensées poétiques autour d’un œuvre »

Certaines personnes pensent que l’abstrait est facile, personnellement, je pense le contraire et vous qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à me laisser vos commentaires d’acteurs ou de spectateurs de l’art abstrait.
J’ai décidé aujourd’hui de partager avec vous quelques-unes de mes pensées poétiques. Je ne suis ni poétesse ni écrivaine mais il m’arrive de temps en temps d’avoir des envies d’écrire irrépressibles auxquelles je succombe !

Dans « Les Pensées poétiques autour d’un œuvre »
vous pourrez lire mes questionnements sur mon activité artistique mais aussi sur notre condition humaine et sur la beauté de notre terre.
Comme par exemple: « Je voudrais bien savoir quel sens donner à l’art »
ou bien: « Le reflet de la lune dans l’eau »
« Lorsqu’elle atteint sa plénitude, la lune froide et lointaine se mire chaque nuit avec délectation…. »
Cher lecteur. Je vous encourage à partager avec moi vos pensées quelles soient poétiques ou non.
Nous sommes cinq artistes de l’association ART and SEE qui avons créé des oeuvres, peintures, sculptures, photographies à partir de poèmes d’auteurs anciens ou contemporains.



Claudie, ou l’art de figer « l’instemps » Poème écrit par Christine Beck Lanier
Claudie, l’art de figer l’instant
D’un ample geste impertinent
Éternel et insaisissable
Fébrile, futile, indispensable
Osant le trait de la bravade
Du temps trop ennemi ou fade
Dans cet élan prodigieux
Qui en jettera plein les yeux !
Miroir de son âme dévoilée
Bercée d’amour, de pureté
Révèle, élève, une beauté
Si unique et inégalée …
Rencontre riche, quasi mythique
Envolées douces et cosmiques
De moments scellés sur la toile
Telle une myriade d’étoiles !
Il s’agit du titre que la poétesse Christine Beck-Lanier a choisi pour présenter un recueil dans lequel un subtil jeu de miroirs s’installe entre les poèmes de Christine et mes oeuvres d’art : tableaux et sculptures sur chaises, abstraits ou figuratifs. Elle aborde les thèmes du silence, du temps, de l’amour etc…
Je suis fière de partager ses émotions poétiques.

Extrait d’un texte des « Pensées Poétiques… »


» Le mot ŒUVRE est masculin lorsqu’il désigne l’ensemble de la production d’un artiste. «
Il s’agit d’un recueil de textes et poésies en résonance avec mon œuvre sans contraintes chronologiques, illustrés d’images de peintures, sculptures, photos…
Si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à me contacter ici: